13 décembre 2013

Labastide-Beauvoir. Le maire Eric Fleurit ne se représente pas (La Dépêche du Midi, le journal de la démocratie,11/12/13)

Après Lacroix-Falgarde, une autre sage décision.

Publié le 11/12/2013 à 08:27

Eric Fleurit fait passer sa famille d'abord./Arch M.V

Eric Fleurit fait passer sa famille d'abord./Arch M.V

Le maire de Labastide Beauvoir Eric Fleurit, a répondu à quelques-unes de nos questions avant d’aviser la population, lors du repas des aînés.

Quelles sont vos priorités pour la fin du mandat ?

Les travaux du nouveau quartier Verdauja ont débuté auxquels nous associons le réaménagement de la zone de sports. Nous travaillons également à la finalisation des rythmes scolaires.

Quel est votre principal regret depuis le début du mandat ?

Notre projet de centre médical est toujours dans les tuyaux. C’est un dossier qui finira par voir le jour car nous sommes sur la dernière ligne droite.

Et votre satisfaction ?

Malgré une conjoncture économique très difficile depuis 2008, nous avons su maîtriser les finances de la commune et favoriser notre désendettement, tout en maintenant une qualité de vie et en développant les services de proximité. Notre bilan est bon.

Vous représenterez-vous en 2014

Non. Place aux jeunes comme j’aime à dire. Plus sérieusement, j’ai la chance d’avoir un métier passionnant et le fait d’assurer en même temps un mandat de maire et de vice-président du Sicoval a pour conséquence de négliger ma famille et ma santé. Après 13 ans de bons et loyaux services, je souhaite me recentrer sur mes proches et mon travail.

Qui pourrait prendre votre succession ?

Je n’aime pas l’idée de succéder. Un nouveau mandat est l’occasion de renouvellement dans les équipes et dans les projets. Thierry Albert, un de mes élus m’a fait part de son projet de monter une liste. C’est un homme de confiance et de valeurs. Il a déjà réuni autour de lui des personnes de qualité et ils travaillent à leur projet politique.

Après le passage de relais, qu’est-ce qui vous manquera le plus ?

Le maire, pour les habitants est le premier interlocuteur sur beaucoup de sujets. La proximité avec mes concitoyens dans les bons et les mauvais moments de la vie me manquera de toute évidence.

Quel est votre souhait pour 2014 ?

Labastide-Beauvoir est une commune où il fait bon vivre ensemble. Poursuivons.

recueilli par Michel Vidal

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11 décembre 2013

Vente de gâteaux au profit de la coopérative scolaire

Les élèves, l'équipe enseignante et l'équipe du CLAE
de l'école Aimé Césaire

 ont l'honneur de vous inviter

 à la vente de gâteaux du continent "Américain"

 réalisés par les enfants

  qui se déroulera 

 

Mardi 17 décembre à 17h à l'école.

 

Venez nombreux pour partager

 ce moment convivial avec nous!!!

 

Les élèves,  les enseignants et le CLAE de l'école Aimé Césaire

 

 

PS :  Les bénéfices de cette vente reviendront à la coopérative scolaire qui finance une grosse partie des nombreuses sorties scolaires prévues cette année.

 

--
Perrine DELERIS,

École Aimé Césaire,
7-9 allée Viognier
31320 Auzeville-Tolosane
Tel : 05 61 14 70 78
@ : ce.0312791r@ac-toulouse.fr

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10 décembre 2013

La professionnalisation du personnel politique devenue massive en France

Article paru dans la Gazette des Communes :

La professionnalisation du personnel politique, mise en lumière par le débat sur le cumul des mandats et la transparence, est devenue massive avec ses codes, ses filières et ses intérêts corporatistes mais problématique car porteuse de "conservatismes", selon experts et acteurs interrogés.

La politique s’est transformée en métier avec l’instauration en 1848 d’une indemnité législative en même temps que le suffrage universel, démocratisant un accès à la représentation nationale auparavant monopolisé par les notables fortunés.

Cette professionnalisation s’est développée avec l’émergence des partis politiques et « ce mouvement ne s’est jamais arrêté » devenant « un phénomène massif », analyse Marion Paoletti, politologue (université de Bordeaux) « à un tel point qu’on peut se demander si ce n’est pas dysfonctionnel par rapport à la démocratie ».

Une inflation d’élus - Avec la décentralisation qui a multiplié les espaces politiques, le développement et la complexification de l’Etat et des administrations territoriales, le nombre d’élus et leur charge de travail se sont considérablement accrus.

« La professionnalisation s’impose désormais à l’ensemble du milieu politique » et « est davantage une activité différenciée, spécialisée, permanente et rémunérée », relève Daniel Gaxie (Université Paris 1) dans « les enjeux citoyens de la professionnalisation politique » (La Découverte).

Les spécialistes notent une tendance des hommes politiques à constituer, à gauche comme à droite, par le jeu des carrières électorales une « caste » « repliée sur elle-même » dont la longévité est assurée par le cumul des mandats, la maîtrise des appareils politiques…

« Il y a une logique de fermeture de la politique par ceux qui en font, on est à peine élu qu’on est dans la prochaine élection, on peut se demander s’il y a encore un temps de gouvernement », analyse le juriste Dominique Sistach (université de Perpignan).

« Les vrais gens pensent qu’ils ne sont pas compétents » - Le site « Vie Publique », qui dépend des services du Premier ministre, écrit qu’ »il existe une caractéristique de la vie publique française qui ne se retrouve pas dans les autres pays européens: nombre d’élus commencent une carrière sur le plan local (municipal puis départemental ou régional) pour ensuite accéder à des fonctions nationales. Mais lorsqu’ils parviennent à ce niveau, ils ne se défont généralement pas de leur mandat local qui leur permet de conserver une implantation locale et peut servir de base de repli ».

« Se consacrer à sa tâche à plein temps, acquérir des compétences c’est bien, le problème ce sont des carrières qui structurent toute une vie, de 16 à 77 ans », déplore Marion Paoletti.

Philippe Braud, du Cevipof (centre de recherche de Sciences Po), juge qu’il « faut de bons professionnels » car la « professionnalisation est incontournable ». « Quoi qu’on en dise, la crainte de perdre des élections est le commencement de la sagesse démocratique des représentants », estime-t-il.

Ce n’est pas l’avis d’Erwan Balanant, conseiller municipal MoDem à Quimperlé et tête de liste aux prochaines municipales, photographe et réalisateur, qui milite contre la professionnalisation politique: « Si on ne fait que de la politique on s’assèche très vite, on peut parfaitement maîtriser les dossiers en ayant fait autre chose. Cela freine l’engagement citoyen, les vrais gens pensent qu’ils ne sont pas compétents ».

Montée en puissance des cadres - Toutes les études relèvent d’ailleurs une homogénéisation de l’origine sociologique des élus avec une montée en puissance des cadres et des fonctionnaires au détriment des classes populaires. Le Sénat ne compte que deux ouvriers et l’Assemblée nationale aucun.

Le personnel politique est recruté selon une logique interne, de plus en plus parmi les assistants parlementaires, comme François Fillon (UMP), Barbara Pompili (EELV), les « permanents » de partis politiques – Jean-Christophe Cambadélis (PS), Guillaume Larrivé (UMP)…) -, ceux passés directement des mouvements de jeunesse à des fonctions politiques – Delphine Batho (PS), Alain Madelin, Manuel Valls, Benoist Apparu (UMP)…

« Les diplômés de Sciences Po irriguent les cabinets des collectivités, les cabinets ministériels. On a adapté nos formations, l’offre se rationalise », explique également Marion Paoletti pointant le cursus « métiers du politique », à Paris et Bordeaux.

Quel regard portent les quelques parlementaires issus de la société civile sur cette évolution? Laure de la Raudière, qui a adhéré à l’UMP fin 2006, estime avoir apporté son « expertise de chef d’entreprise » à des députés qui « sous-estiment ce que vous pouvez leur apporter » et « sont trop généralistes ». La sénatrice Esther Benbassa, universitaire et adhérente à EELV depuis 2011, est « ahurie » d’entendre ses collègues qualifier souvent ses propositions de « révolutionnaires ».

« La plupart ont peur de ne pas être réélus, cela limite leur liberté d’expression, nourrit le conservatisme. Moi, je suis venue pour changer les choses », peste-t-elle. Laure de la Raudière critique également un « très grand conservatisme de reproduction ». « La société a bougé plus rapidement que le fonctionnement des institutions, il faudrait que la vie politique passe réellement au 21e siècle », juge-t-elle.

 

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01 décembre 2013

Une décision somme toute raisonnable

Près de chez nous, un maire plein de bon sens.

Avec la photo, c'est ici.

Dans le bulletin municipal distribué ce week-end, Christophe Laverty maire de Lacroix-Falgarde informe qu’il ne se représentera pas pour un prochain mandat.

Selon lui, pour des raisons démocratiques, l’exercice de la fonction de maire devrait se limiter à deux mandats maximum.

C’est pour se conformer à cette conviction qu’il annonce son retrait.

Il passe en revue les regrets et satisfactions de ses deux mandatures, ces 13 ans passés à la tête de la mairie de Lacroix-Falgarde.

Il reste deux dossiers importants et difficiles que devront gérer ses successeurs.

Le premier concerne l’occupation par des caravanes du terrain inondable au bord de l’Ariège, qui persiste en dépit des jugements, et du règlement d’urbanisme. «La fermeté du futur conseil municipal est indispensable si on ne veut pas miter la commune de constructions illicites».

Le deuxième dossier préoccupant est celui de la réalisation de la STEP, station d’épuration intercommunale. Le conseil communautaire du SICOVAL a pris une décision officielle pour une réalisation au Barthas mais cherche une autre solution avec Portet-sur-Garonne. C’est surtout un enjeu sanitaire et une cause environnementale à défendre pour l’intérêt général.

Une autre préoccupation concerne le «château» propriété privée mais patrimoine de Lacroix-Falgarde, qui est en très mauvais état.

Parmi les projets aboutis, la fin des travaux des jardins partagés et la validation par le conseil scientifique régional du patrimoine naturel pour la création de la réserve naturelle régionale «Confluences Garonne Ariège».

Ces projets soutenus depuis au moins dix ans et menés à bien récompensent les efforts des élus et les valeurs qu’ils ont défendues.

Il conclut en remerciant son équipe de conseillers municipaux qui l’a épaulé ainsi que l’ensemble des agents municipaux qui ont œuvré à faire évoluer le village, dans le sens de l’intérêt général.

Il participera cependant à la constitution de la nouvelle équipe qui saura poursuivre le travail «dans le respect et la concertation».

La Dépêche du Midi

 

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